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| | "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II | |
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arnal Modo


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| Sujet: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Ven 19 Oct 2007 - 12:22 | |
| SAISON II Episode 0 « strength and honor »
Le vent me frappe le visage violemment depuis maintenant 1 heure que je roule. Mon masque ne suffit pas à me protéger de ce froid glaciale qui me transperce la peau. Telle des piques de glace je ressens distinctement et douloureusement cet hiver qui a envahie la région.
Mon compteur digital indique 291 et 17000 tours par minutes, mon 600 hurle au bord du rupteur depuis que j’ai pris la route et fui la mégalopole. Rien ne pourra me stopper dans cette folie sur les grands axes en direction du Nord.
Mes mains sont crispées sur le guidon et si peu protégées par les gants qu’elles me semblent paralysées et crispées dans une position que je ne pourrais défaire.
Ma main droite est en butée sur les gaz…
Mon regard tendu vers les 300 mètres devant ma roue avant. Je suis couchée sur la moto avec ma mentonnière posée sur le réservoir et malgré toute les douleurs qui me parcourent et les courbatures je suis heureux, heureux de chevaucher encore une fois ma belle. J’ai devant moi plus de 1000 km de ligne droite et de grands axes avec un bitume merveilleux et propre. Une sensation de plénitude et de liberté me bouleverse depuis que j’ai démarré et ouvert en grand.
Malgré la vitesse et les douleurs je réussi à incliner la tète et regarder dans mon rétroviseur.
Je souris à la vue des 2 INTERCEPTORS qui sont toujours là…..à moins de 10 mètres de mon boudin arrière.ils me chassent depuis la mégalopole et ils attendent.
Ils jouent avec ma jauge d’essence…..
Le pilote du K1500RR jaune avec une tète de Lapin sur le casque à remarqué mon regard et il me montre son bras en indiquant sa montre. Lui, derrière son pare brise il est à l’aise.
Il a bien raison, à ce rythme endiable que nous menons, il me reste moins de 10 minutes d’essence. Alors je savoure cette dernière chevauchée avec toute la soif de vivre qui m’anime et au delà même de ce que j’aurais pu consciemment imaginer ressentir un jour.
Je me recroqueville de toute mes forces sur le réservoir et dans une volonte désesperée je pousse encore et encore mon poignet droit en butée.de toute mes forces j’appuie sur les gaz et espère que la belle trouvera encore de la puissance.
293….voila toujours cela de gagner en me plaquant encore et encore…
Ma vision n’est plus qu’en 2 dimensions depuis déjà longtemps. Plus aucun relief autour de moi….j’ai l’impression de bondir inexorablement sur une même toile. Le bitume et le ciel gris. Oh ma concentration est toujours optimum et le hurlement du moteur me garde en alerte sur les dangers de la route…mais à cette vitesse et il me semble difficile que je puisse éviter une pierre mal placée. Cette idée me fait sourire mais à quoi bon me lamenter maintenant que je suis pris au piège par ces 2 INTERCEPTORS.
Un flash me fait sursauter brutalement…le voyant de réserve….
Je ne change pas ma position et je continue jusqu'au bout…
La nostalgie des années 2000 me transporte dans mes souvenirs. Toutes ses libertés que la présidence nous a enlevées, toute cette haine qui s’est déversée inexorablement sur le monde des motards. Il y encore 1 an je roulais sur circuit et vivait pleinement cette passion. Aujourd’hui, en 2015, je suis en fuite depuis prés de 130 km avec 2 criminels d’état derrière moi. S... de monde moderne.
Les premiers toussements du moteur.
Le R6 broute encore quelques secondes et se tait soudainement….je me retrouve en roue libre. Ma vitesse décroit rapidement et dorénavant c’est un bruit sourd et horrible qui déchire l’air. Celui de deux BMW en train de rupter.
Je me relève droit sur la moto et j' ecarte les bras.
J’hurle :
« ALLEZ Y LES GARS VOUS AVEZ JOUE AVEC STEPH095 ALORS FINISSONS EN MAINTENANT ! »
2 détonations. _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Lun 22 Oct 2007 - 17:14 | |
| SAISON II Episode 1 « la garde spéciale »
Les 2 déflagrations du 577 T- REX ont inondées la plaine. Elles viennent frappées la montagne ou il s'est refugié il y a 3 mois.
Le terrible écho envahie les alentours et le sort brutalement de sa torpeur. Rapidement il se lève et renverse son écuelle de flageolet,il attrape sa paire de jumelle numérique afin de déterminer les origines des coups.
Au bord de la falaise on domine les grands axes. A l’abri des rochers l'homme commence un balayage de la plaine sans se faire repérer.
Dans l'objectif à prés de 600 mètres il visualise 2 combinaisons cuir parfaitement propre et brillante de la garde spéciale des INTERCEPTORS.
Les deux officiels encore casqué sont en train de pousser une moto qui semble un R6 sur le bord des grands axes, l’un deux porte au bras un casque affreusement éclaté au niveau de la visière.
Il le jete dans un grand mouvement au plus loin du bitume et se retourne vers l’autre. Celui ci est beaucoup plus grand et on distingue les insignes de son grade sur ses épaules : c’est un capitaine de la garde spéciale, une équipe de 250 tueurs professionnels et assermentés. Ils sont chargés des missions de contrôle des grands excès de vitesse uniquement.
C’est une troupe d’élite de la présidence.
Dans la réalité ils opèrent sur la majeure partie des grands axes et ils abattent à vue les pilotes qu’ils estiment au dessus des vitesses légales, contrairement aux classiques INTERCEPTORS qui ont le permis de tuer après contrôle de vitesse par radar.
La présidence à donc mis sur la route une bande structurée et extrêmement efficace pour annihiler définitivement les colonies de motard qui osent encore rouler.
Il n'y a aucun doute sur ce qui vient de se passer, le bitume est rouge de sang sous leurs pieds.
Les deux INTERCEPTORS enfourchent leurs BMW et ils craquent dans un grand coup de gaz leurs moteurs sur vitaminés. Jamais aucun motard n’a vraiment su la puissance que ces machines développent mais une chose est sur, il n’a qu’une moto gp en état de marche pour espérer les semer en vitesse de pointe aujourd’hui et pour……toujours en France. Le GSVR 2010 de l'homme, sort plus de 260 cv il a reussi à semer 2 INTERCEPTORS en chasse après avoir franchi la barre des 340 km/h…
les deux gardes enfouchent leurs motos et demarrent en trombe en contrôlant leurs amorces de Wheel…ils déchainent leurs motos et disparaissent de l'objectif.
Le solitaire se retourne vers son repas et continue à manger lentement cette bonne vielle conserve de flageolet.
sa moto est devant lui et en belle état de marche. Aucune modification dessus si ce n’est des pneus route et un arceau métallique sur la coque arrière pour fixer ses affaires.La déco d'origine a disparu avec le temps au profit d'une profonde couche de crasse et de poussiere.
Voila 2 ans que qu'il vit seul et éloigné du monde des mégalopoles et des autres motards. Comme certains l’ont choisi après la mise en place des lois anti motardes, ils sont partis et ont choisi cette vie de solitude afin de survivre.
Pour tous les autres,ils sont des lonesome rider et cette homme a confiance uniquement en la vitesse de sa belle et son MICRO UZI _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Mar 23 Oct 2007 - 12:02 | |
| Episode 2 « the lonesome rider »
L’homme se retourne vers le petit camp qu’il a amenagé.Il a réussi à mettre en place une petite culture sur une dizaine de mètre carrée ou pousse diverses salades et tomates. Sur sa gauche des patates attendent la récolte et 2 muriers la saison chaude pour donner leurs fruits.
Au centre, dans un renfoncement de la montagne il a ouvert une cavité qui lui sert de couchage et de préparation de la nourriture. Il a couvert les murs de cartons épais et installé 2 vieux matelas et un duvet. Sur le devant un petit foyer de braise lui permet de faire du feu. Il s’est construit une lourde porte en bois qui lui permet de fermer l’ouverture dans la roche et ainsi vers du feu la nuit et ne pas vu des grands axes.
Sur une étagère métallique trône des dizaines de boite de conserve. On y trouve des flageolets, des haricots et des cassoulets.
Rien de très excitant à manger mais il estime avoir plus de 6 mois de nourritures en conserve et avec son jardin il peut bien survivre des années ici.
Il a choisi ce lieu car à 200 mètres de sa cache coule une source d’eau à fleur de montagne.
Si l’époque n’était pas aussi chaotique, il pourrait s’apparenter un petit bout de paradis. La prudence est constante afin d’éviter de se faire repérer des grands axes. Ainsi chaque fois qu’il s’autorise une descente sur les grands axes il passe par un chemin qu’il a ouvert au milieu des rochers et des arbres et qu’il amène au bas de la montagne. Il lui faut plus de 2 heures pour descendre en roue libre mais cette effort lui permet de rester en vie et d’avoir un toit sur.
Hier il était un pilote de compétition vainqueur de G.P en championnat du monde super sport en 2010. Aujourd’hui il est un lonesome rider jardinier.
Son quotidien est rythmé par l’entretien de son jardin qui va devoir passer l’hiver et la préparation de sa réserve d’eau qu’il va entreposer dans sa cavité pour l’hiver. De plus il doit ouvrir encore la cache afin de pouvoir y rentrer sa belle qui ne supportera surement pas un autre hiver. Voila 8 mois qu’elle n’a pas tournée et qu’il n’est pas descendu sur les grands axes. Mais le bruit de la moto gp est bien trop énorme pour la faire craquer dans sa cache alors il attendra les beaux jours pour la mettre en état.
Voila donc encore quelques mois de travail pour lui car avec simplement une pioche, il lui faudra encore du temps pour ouvrir de l’espace dans la roche et le travail de nuit l’épuise.
Il décide donc de passer sa journée à la mise en place de sa réserve d’eau.
Il va faire ainsi plus de 50 allers retour avec simplement ses deux bouteilles plastique afin de continuer à remplir son contenair de 3000 litres. Avec un remplissage de 75 litres par journée il estime qu’il a encore pour 1 mois de travail.
Durant la journée, plusieurs fois il entend passer plein gaz des motos et chaque fois il s’arrête de bosser pour écouter avec émerveillement le son de ses machines.
Un BI…
3 cylindres en furie.
Il ne souhaite pas d’autre motard avec lui alors il ne signale pas sa présence à un motard même si il lui semble inoffensif. Aujourd’hui sa sécurité et son bien être son primordial alors chacun sa M....
En fin de journée un bruit sourd et singulier le stoppe dans son retour sur sa cache.il pose ses bouteilles et au milieu des arbres s’approche de la falaise. Il entend distinctement un groupe arrivé à vive allure. Mais au milieu de se bruit puissant un son se dégage avec force et lui attire l’oreille et il ne peut se tromper sur la nature.
Ce sont des motos G.P.
Il enclenche sa paire de jumelle numérique et attend en scrutant le bitume caché au milieu de la végétation dense, il ne craint pas d’être repéré. Couché sur le sol, camouflé dans son treillis, il attend le passage.
Le bruit caverneux se rapproche et il savoure ce bruit qui l’électrise. Les motos G.P ouvrent au milieu d’autres machines.
Dans son objectif, il capte le groupe qui avance à grande vitesse sur le grand axe.
Une grosse GT qu’il ne reconnaît pas devance un groupe de 5 motos.ils sont tous très proche les uns des autres et ils sont couche sur leurs motos.
Il reconnaît enfin les fameuses motos, un ZXR et un RCV son au milieu de ce groupe. Cette vison le transporte et il ne peut s’empêcher de se régaler à la vue de ce groupe parfaitement organisé et concentré sur la route.
Un 1098 ferme la marche et les forme généreuse du pilote ne lui laissent aucun doute ; c’est une belle femme qui le monte.
Des grands coups de gaz de retrogadage se font entendre. Le groupe ralentit sa vitesse et scrute les horizons. Ils stoppent sur le grand axe et leurs regards fixent maintenant sa montagne !
La femme est descendue de sa moto et s’est approchée du bord du bitume.
Son numérique lui indique qu’ils sont à 800 mètres de lui mais il les surplombe de presque 1 kilomètre.
Il zoom sur la créature.
Elle balaye son regard de gauche à droite et inspecte sa montagne avec curiosité et voila une perspective qu’il ne l’enchante guère.
Une légère panique l’envahie et il hésite quand à l’attitude à adopter. Mais il reste plein zoom sur la femme. Elle s’est retournée vers le groupe et il discute.
Finalement le groupe redémarre et tourne sur sa gauche en direction de lui.
La peur l’emporte…
Il jaillit de sa cache et cours vers son abri, ses pensées s’entrechoquent.
Mais qui sont-ils ? Pourquoi ont ‘ils tourné ? Qu’elles sont leurs intentions ?
Si ils trouvent le chemin qui monte jusque ici ils seront oblige de pousser leurs machines mais en moins de 3 heures ils peuvent être là.
Rapidement, il range l’entrée de sa cache et rentre le GSVR au milieu des matelas.
Le travail pour l’eau est termine, maintenant il va s’occuper de son MICRO UZI et contrôler les pièges qu’il a mis en place dans les bois et dans un périmètre de 400 mètres autours de l’abri.
Il lui semble inimaginable que l’on vienne le déloger alors si ils parviennent jusqu'à lui, il sera prêt. _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Mer 24 Oct 2007 - 14:31 | |
| Saison II Episode 3 « Le complexe »
Elle est la dernière station essence ouverte proche de la mégalopole. A 300 km de la ville, elle dessert des millions de litres de gasoil pour le ravitaillement des super trucks chargés des livraisons de marchandises.
Pour les professionnelles du transport, elle est vitale car c’est plus de 150 trucks par jour qui font une halte dans cette station étalée sur 3 hectares.
Les 64 pompes crachent le précieux liquide toute la journée sans discontinuité dans un brouhaha constant de camions arrivants et d’autres repartants.
Ouverte toute la journée, elle comprend un hôtel, une cafeteria,« le Red Zone Bar » et des zones d’habitations.
Elle est un lieu de fourmillement d’homme de femme en tout genre, venue des 4 coins du pays. Certains se cachent des autorités, d’autres se reposent et une partie vit ici toute l’année en survivant de troc ou de vente avec les camionneurs.
La nuit, les lumières du complexe éclairent la plaine sur plus de 100 km de circonference.
La station est un vrai phare pour tous les dissidents et autres voyous de la région.
La présidence se contente de bloquer au maximum la migration de cette foule vers la mégalopole, mais elle l’a laisse fonctionner en autarcie consciente de son utilité pour le transport.
Une frontière a été crée aux abords de la ville pour filtrer ceux qui tentent de rentrer en provenance du complexe.
« Le Red Zone Bar » est tenu par Phil et dans cet univers de débauche il a réussi à survivre et à créer sa petite entreprise. Les camionneurs ont fait sa fortune et c’est avec une grande fierté qu’il organise son petit monde sur son empire.
Homme d’influence et de pouvoir, il régit la vie du complexe depuis son appartement de 300 m2 situé au dessus du bar. Son intérêt seul compte et il peut aussi bien travailler pour la présidence que des organismes illégaux.40 hommes sont chargé de sa protection et la vie et la mort de plus de 3000 personnes vivant sur le complexe dépendent de ses décisions.
La gaffe, homme de confiance de Phil et gérant de la station essence organise sur le terrain les directives de son boss. Il est un vrai coq qui parade dans le complexe au volant de sa F 430 GT, toujours accompagné d’un Hummer avec ses 6 hommes de mains.
C'est tard dans la nuit que le Speed s’est arrêté devant le Red Zone Bar après plus de 200 km à toc sur les grands axes. Dans un mouvement d’énervement, l’homme balance la machine au sol sans la béquiller.
Le moteur fume et cliquette bruyamment.
Le géant se rue à l’intérieur et se fraye un passage au milieu de la foule des camionneurs à grand coups d’épaules. Il connaît le lieu parfaitement et les videurs présents le laissent ouvrir une porte sur le fond du bar.
« C’est la M... Patron ! J’ai failli y rester la bas et j’ai perdu P’tit Philou…je sais juste que Tripleman et Menzo arrivent mais ils sont tous les deux blessés. Il me faut plus de moyen et j’y retourne, j’ai un compte à régler avec un Belge. »
Snipers à éructer ses paroles et l’homme devant le lui regarde sans faillir.
Celui-ci est confortablement installé dans un fauteuil grand confort et c’est plus de 150 kilos qui regardent fixement Snipers dans les yeux. L’homme porte une veste médiévale de lin rouge et celle ci est rehaussée par des épaulettes de cuir. Sa taille est serrée par une ceinture noire. Il porte un treillis de type américain et à ses pieds une paire de Tiag en crocodile.
« Je ne veux pas le savoir ! Tu as une tache à remplir alors tu l’as mène jusqu’au bout. Tu recrutes 2 gars de plus et tu règles la mission…. Et tu te présentes la prochaine fois devant moi avec la preuve de ta réussite, je n’imagine même pas le contraire pour toi ! Suis-je bien clair ? Tu as encore 2 mois ! »
Snipers ne répond pas et tourne les talons…il claque la porte en sortant.
Phil ouvre son tiroir et en sort un magnifique cigare cubain et commence à le savourer tout en se levant pour aller ouvrir une porte dérobée sur la droite de son bureau.
Face à lui une masse imposante dans la pénombre de l’encadrement. Il distingue le rougissement de la cendre d’une cigarette dans les doigts de l’ombre et la légère lueur lui dévoile un tatouage sur la main droite de l'homme : 2 oreilles de Lapin.
« Ne vous inquiétez pas, Monsieur, nous sommes dans les temps et notre contrat sera respecter. » _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Ven 16 Nov 2007 - 12:09 | |
| Episode IV « Inquiétudes »
Voila 1 heure que l’homme s’agite et cours autour de son campement afin de vérifier l’ensemble de son dispositif de pièges et d’alarmes.
Tout lui semble en état de fonctionnement mais le stress et l’angoisse sont monté en lui inexorablement depuis qu’il a aperçu ce groupe entamer la montée vers son repère.
Son esprit est brouillé par des milliers d’interrogations qui se croisent et s’entrechoquent dans sa tète de solitaire.
En nage il se résout enfin à rejoindre sa cache et à attendre. Assis en tailleur à l’entrée de sa grotte, il sert précieusement son MICRO UZI sur son torse tout en scrutant les alentours.
Sa tête fait de rapide aller retour sur 180° en tentant de distinguer l’endroit ou pourrais survenir le danger.
Il ne sait depuis combien de temps il attend mais il est pris dans son délire et ses doigts parcourent nerveusement le bas de la crosse du MICRO UZI.
Vide de chargeur.
Mais oui voila bien son tourment, depuis l’attaque de 2 ours il y a 1 mois, il n’a plus de balles !
Si la petite troupe arrive jusqu'à lui que pourra-t-il faire d’autre à part les mettre en joue et essayer de les dissuader ??
Fuir ?
Non il est hors de question de se résoudre à abandonner sa vie et ses cultures, voila la seule chose dont il soit totalement certain.
Oui c’est ça ! Il n’a que cette certitude en faite…il ne veut pas que l’on découvre son repère, alors il doit agir et ….oui l’homme se redresse subitement.Le groupe ne doit pas parvenir jusqu'à lui et son paradis… !
Il va donc aller à leur rencontre dans la pente et leur interdire l’accès bien loin de son trésor…il va préparer un piège et il les tuera tous… !
De plus au milieu des arbres il a plus de chance de les surprendre…
Son idée faite, il se rue dans la pente pour espérer trouver un endroit propice à l’embuscade, il emmène avec lui sa pelle et son râteau qui pourront surement lui servir pour frapper ses étrangers…
Il faut qu’il trouve un endroit idéal…
Mais un bruit familier et caractéristique de boite de conserves qui s’entrechoquent et tombent surgit précipitamment sur sa droite à une distance qu’il estime à 50 mètres de lui.
Les alarmes 
Et une voix aussitôt.
« MAIS BORDEL DE S... DE M... QUEL EST LE MALADE QUI FOUT DES IDIOTS DE PIEGE POUR LES GAMINS DANS CETTE FORET ! ON A AUTRE CHOSE A FOUTRE QUE DE SE LAISSER EMBETER PAR UN GAG PAREIL !
EN PLUS ELLES SONT PLEINES D’ORDURES SES FOUTUES CONSERVES ! TIN MAIS REGARDES ARNAL ! JE DAUBE DU FUTAL MAINTENANT !
TE JURE ….
Voila ça a fait drelin drelin.On est là c’est bon …en plus je schlingue ….c’est vraiment pas dur pour nous trouver… »
L’homme entend à présent le tournoiement d’un objet qui lui semble extrêmement imposant _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Mar 20 Nov 2007 - 11:32 | |
| Episode V « Rencontre du troisième type »
Je ne peux m’empêcher de sourire à la vue de Fury empêtré dans cet amas de boites de conserve et qui agite sa Claymore au dessus de lui.
Arnal est lui plié en deux et il se marre comme un gamin.
Le pauvre Fury est allongé sur le sol complètement pris dans ce qui semble un piège fait de ficelle et d’un amoncellement de conserves de toutes sortes. Ses grands gestes avec l’Epée pour essayer de se dépêtrer ne semblent d’aucune efficacité mais sont très comiques.
« Bon je crois qu’il va falloir que l’on t’aide mon gazou car là tu peux rester encore des heures »
Arnal a raison mais cette petite fabrication a bien exécuté son rôle et une ou plusieurs personnes ont du bien entendre notre precense maintenant.
« MAIS NONDIDIOU LES COPAINS VOUS VENEZ M'AIDER OU VOUS ME LAISSEZ LA! »
Je m’approche et commence à le dépatouiller de son piège, on aura bien le temps de se moquer de lui plus tard avec les autres.
Brunette, Ben et Telemak sont avec les motos en contrebas et ils attendent notre retour avec une bonne nouvelle : Trouver un nouveau lieu pour établir notre campement.
Mais tout en déballant Fury mon regard est attiré sur ma gauche par un bref mouvement au milieu des arbres.
Je me tourne et c’est un homme torse nue et en treillis que je vois surgir de derrière un arbre. Il agite devant lui un râteau complètement rouillé tel une arme. Ses yeux nous regardent fixement au milieu d’une énorme barbe qui lui cache entièrement le bas du visage et le cou. Sur sa tête il porte une casquette noire de saleté ou seule l’inscription sur la face avant semble être régulièrement lavée.
Il est marque Rossifumi for ever.
Son petit couvre chef est posé sur un enchevêtrement de cheveux crasseux qui lui descendent dans le dos. Son corps est marque par de nombreuses blessures et il n’a plus du tout sa couleur originelle.
Ce n’est que maintenant que je fais le lien avec l’odeur senti et que je croyais être celle de l’environnement naturel …
L’homme qui nous regarde n’est en faite qu’une masse homogène d’immondices et de diverses vermines.
« Mais c’est quoi ça ? »
Comme Arnal je suis interloque par cette apparition et j’ai laisse Fury à ses soucis.
Le corps décharné de l’homme dénote complètement avec son regard.
Perçant et confiant.
Fury qui a le dos tourné à la scène s’époumone par terre.
« MAIS P... DE CHIOTTE DE SA MERE C'EST PAS DE LA FICELLE QUI VA ME FAIRE CH...! JE VAIS ME LA FAIRE TOUT SEUL PUISQUE PERSONNE NE DAIGNE M'AIDER!»
L’homme se rue en avant en brandissant son râteau...il marche dans ma direction, prêt à me frapper. Son pas est peu assuré et malgré sa volonté qui semble intacte, son état physique proche de l’épuisement total nous donne à moi et à Arnal une impression d’une personne au ralentit.
Une vilaine racine placée juste devant son pied droit le fait trébucher et il s’affale la tête la première sur le sol…inconscient après 2 mètres de course.
« Et bien, je crois que l’on a eu chaud là Juju…hihi »
Je retourne l’inconnu et le place confortablement sur le sol. Je m’applique sérieusement à lui donner un peu de confort afin qu’il retrouve ses esprits. Je me place assis devant lui avec le Famas sur les genoux au cas où.
Arnal s’est accroupis sur sa gauche et attend comme moi des explications sur ce curieux affrontement.
« Et bien pour une rencontre originale, et bien c’est une sacrée même ! On attend qu’il se réveille et on essaye de comprendre. Par contre je vais me coucher à 10 mètres pour éviter cette puanteur...Ok les gars ? »
« Oui Fury… »
Il est enfin sorti victorieux de son combat contre la ficelle.
Apres une demi-heure, l’homme ouvre les yeux et malgré quelques soubresauts, il assimile vite sa situation délicate.
De piégeur il est devenu piégé.
Avant que j’ouvre les débats, Arnal me précède et je ne peux que le laisser parler bien que j’aurais préférer un peu plus de diplomatie.
« Lut à toi le Neanderthalien, franchement impressionné par ton attaque fulgurante et pleine de surprise, nous avons eu beaucoup de chance que cette maudite racine te stoppe dans ta charge magistrale, Sinon un petit coup de Tahiti douche ça le ferait bien aussi le cro magnon… ! »
Je coupe rapidement Arnal et commence une présentation plus calme et tranquille. Je lui présente le groupe et notre vie et essaye de lui montrer que nous sommes amicaux. Mais c’est Fury qui me coupe à son tour.
« Et toi le gars …..Ton nom ? »
Comme réponse nous distinguons simplement des longs poils de barbes repugnants bougés au niveau de ce qui doit être sa bouche. Une voix rauque et cassée en sort.
« Je crois que mon nom est Chriss……….. » _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Lun 10 Déc 2007 - 17:30 | |
| Episode VI
« Trauma »
Je suis déboussolé et je cours comme un damne au milieu de foret, je traverse la végétation sans me soucier des ronces et des branches qui labourent mes bras et mes jambes. Le sang coule et j’ai une profonde entaille au niveau du genou gauche, la douleur me crispe le visage mais je ne m’arrête pas.
Derrière moi, Arnal est toujours là et je l’entends réarmer son DESERT tout en essayant de me suivre dans cette fuite éperdue. Il respire profondément et le souffle de sa peur me frappe le cou.il est à moins de 2 mètres de moi.
Voila 1 heure que nous courrons et je ne perçois plus de déflagrations derrière nous. Le carnage est loin maintenant et nous sommes à bout.
Soudain devant moi, une importante pente au milieu des arbres me fait perde l’équilibre et je tombe en avant, je me laisse glisser sur le dos sans forces en tentant de contrôler ma chute.
Mais celle-ci semble interminable. Le sol bosselé et caillouteux me transperce le dos
Ma jambe droite heurte violemment un arbre.
Elle se courbe autour du tronc dans un affreux craquement et je me retrouve propulsé la tête en avant dans la pente.
10 mètres plus bas, ma chute est stoppée par un monticule de terre.
Mon instinct me fait me retourner immédiatement et malgré la secouée de la dégringolade j’ai gardé le LUGER à la main et je le pointe en fixant autour de moi la foret et les arbres enveloppants.
Tous les éléments semblent calmes et je ne vois pas ARNAL.
Ma jambe décris une originale figure qui ressemble à un essai d’arc de cercle tracé par une main tremblante. Une importante boursouflure tend mon jean sous mon genou.
La fracture est ouverte.
Je ne sais dans quelle direction j’ai couru avec Arnal.
D’ailleurs ou est il ?
Il a bien du me voir tomber et peut être essaye t’il de me rejoindre, de toute façon je ne peux pas bouger avec cette jambe et je commence à vaciller.
A mesure que mes forces me lâchent, je revis la tuerie et notre fuite à travers la foret.
Tout mon corps me fait atrocement mal et une tache rougeâtre envahie mon jean.
Je me couche sur le sol et laisse tomber le LUGER.
Je m’abandonne doucement et tranquillement à l’état de somnolence qui m’envahie.
Que va-t-il m’arriver? _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Mar 11 Déc 2007 - 10:54 | |
| Episode VII «Intermède»
24 heures avant
La nuit tombe rapidement.
Nous nous sommes installe pour la nuit dans le repère de l’hermite. Toute les installations nous impressionne. La perspective de dormir dans un lieu qui nous semble en sécurité nous a tous rassuré et la joie est visible.
Ben et Fury se chamaillent et attendent avec impatience le repas que préparent Arnal et Telemak.
Brunette à bien essayé de parler avec Chriss mais celui-ci est plonge dans un mutisme depuis que nous l’avons trouve et que nous avons envahi son habitat. Il est assis en tailleur à l’entrée de la grotte et son buste bascule d’avant en arrière depuis sa capture. Il ne parle pas et il est plonge dans ses peurs er ses angoisses intérieures depuis que nous l’avons découvert. Nous avons lié ses bras et ses pieds pour éviter une autre attaque de sa part. Cet homme a vécu seul ici trop longtemps et il semble «dérange du crane » comme le dit Ben.
Le bonheur est à son comble lorsque nous dégustons des salades et des tomates, voila des années que nous n’avons pas eu autant de diversité dans notre alimentation.
Devant la difficulté pour amener les motos jusqu’au repère, celles ci sont restées en bas de la montagne, camouflées.
Voila bien une perspective qui inquiète Brunette car nous sommes bien loin de nos engins et une fuite soudaine à organiser ne serais pas possible. Elle m’a bien affirmée que de toute façon nous ne resterons pas dans ce lieu car justement notre capacité de fuite est nulle ou alors à pied et sans les motos.
La découverte du GSVR est un grand moment pour Arnal et moi car c’est la première fois que nous voyons une autre moto gp en marche dans ce monde. Malgré son état crasseux comme son propriétaire, la mécanique semble capable de craquer immédiatement.
«Et les gars, j’ai trouve des vieilles «équipes» de 2010 à l’intérieur de la grotte, cela semble être notre maboul sur les photos!»
Un article parle d’un française nomme CHRISS qui gagne à Assen en mondial SSP.
La comparaison avec l’homme en combinaison, rasé de près et le solitaire est difficile même si nous retrouvons les yeux.
«Si c’est lui et bien il a pris un sacre coup de vieux le gonze!»
Fury se moque gentiment du crasseux mais celui ci ne réagit absolument pas. Il reste prostré dans sa position et regarde le sol en hochant de la tête.
La solitude a du sacrement le démonter.
Apres une bonne heure de blague et de chambrage devant un bon repas, la fatigue se fait sentir.
Arnal, Telemak et Ben ont fait vite pour se trouver un endroit pour passer la nuit. Ils sont tous les 3 à cote et ils dorment profondément. Seul le ronflement d’Arnal rythme la tranquillité de la nuit.
Nous avons installe Chriss sur sa couche pour la nuit et nous nous préparons avec Brunette et Fury à organiser les tours de garde.
Je laisse Brunette et Fury discuter ensemble et je me couche aux abords de la grotte à une distance respectable du ronflement d’Arnal. C’est Brunette qui me réveillera dans 4 heures pour ma garde.
Demain nous reprendrons la route, encore une fois, pour un lieu plus adapte à notre groupe. _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
|  | | arnal Modo


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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Jeu 20 Déc 2007 - 12:27 | |
| Episode VIII
Celui qui est lucide
(10 heures avant)
Les effluves de café me sortent de mon sommeil. Je scrute le ciel clair et sans nuage qui s’offre au dessus de ma tête. Je me sens vraiment reposé et l’envie de rester encore dans la chaleur de ma couche est forte.
A mes coté, Brunette dort encore et je distingue juste sa chevelure qui dépasse de l’important duvet
En me tournant vers ma droite, mon attention est attirée vers le prisonnier et nos regards se croisent. De ses yeux émanent cette fois ci une grande concentration et une profonde maitrise, il me fixe avec insistance et je ne peux me détacher de la puissance qu’il dégage à cet instant.
«Tes amis ne savent pas ce qu’ils font, ils nous mettent en danger. Il faut qu’ils arrêtent tout de suite»
Tout en me parlant, il me désigne le reste de la bande qui parle derrière moi.
Il est sur de lui et ses mots sont sortis posément et avec conviction.
Arnal, Ben, Telemak sont assis en cercle en train de boire un café et ils entourent le foyer d’un puissant feu.
Instinctivement mon regard monte et regarde l’imposante colonne de fumée qui s’eleve.Elle dessine une grande et belle ligne qui s’étale sur fond de ciel bleu et se dissipe à plus de 1 kilomètre au dessus de nous.
Je réalise le danger et l’inconscience de mes camarades.
Je bondis vers eux.
«Il faut stopper tout de suite le feu les gars, vous êtes fou, la fumée que vous faite est visible sur toute la plaine, on va se faire repérer»
Je piétine le feu avec mes bottes et le recouvre de terre et de poussière…Malheureusement le mal est fait et il faudra de longues minutes avant que la fumée ne se dissipe.
Ben et Telemak restent comme des idiots et me regardent tout penaux.Le moment de détente était merveilleux et mon intrusion soudaine dans leurs doux rêves les ramènent à la réalité.
Ils ont encore leurs tasses de café à la main.
Ben essaye l’humour: «Tin j’vous avais dit les gars que ce n’était pas une bonne idée et que je n’étais pas chaud, j’vous l’avais dit…mais tous le monde me prend toujours pour le gamin..»
Arnal a compris et réalise la bourde: «Dediou, on a fait un sacre feu, mais Juju la chaleur de la matinée et le temps se prêtaient vraiment à ce moment…»
Il a la mine déconfite.
Brunette s’est levée précipitamment et est déjà à coté de nous avec ses 2 GLOCKS dans les mains.
Elle commence une immense engueulade ou elle crache avec force toutes les règles de notre groupe et les principes que l’on a établi depuis que nous sommes ensemble.
Je la laisse avec nos 3 zigs et revient vers la grotte et c’est Fury qui me fait face.
«Alors, tu crois que nous sommes repéré Juju, la fumée ne va pas se dissiper tout de suite..»
Je hausse les épaules, peut être que avec un peu de chance mais bon vu l’ampleur du feu…
Chriss, toujours attaché sur sa couche me fixe toujours profondément,un frisson me parcoure l’échine. Son attitude désemparée et idiote des heures précédentes est loin et j’ai face à moi un homme déterminé et qui transpire l’intelligence.
«Bon on bouge tout de suite le groupe, Arnal vient de me dire que cela fait plus de 1 heure que le feu brule alors autant vous dire que si il a été vu et bien le ou les personnes doivent déjà être en train de venir vers nous.»
Ben et Telemak passe à cote de moi, le regard bas et rouge de honte.
«Il était pourtant bien bon ce café»
On commence à remballer et je réalise la situation.
Nous sommes à plus de 1 heure des motos à pied que nous avons laissé en contrebas d’une montagne que nous ne connaissons pas et donc question mobilité c’est un peu la catastrophe si nous avions à nous échapper devant un danger.
Apres 15 minutes, nous sommes prêts.
Le soleil crève un nuage et vient inonder la plaine de sa lumière.
Arnal à le regard transporté par la beauté du lieu et il contemple la grande plaine.
Fury s’est assis sur un rocher et lui aussi est absorbé par l’instant.
Brunette est en retrait et elle tient Chriss toujours attaché avec une corde.
Il attrape de nouveau mon regard.
«Ils sont déjà là»
Nous commençons la descente vers les motos. _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Ven 21 Déc 2007 - 16:25 | |
| Episode IX
«Celui qui décide»
Le chemin tracé par Chris pour la descente de la montagne permet aisément le passage d’une personne et sa moto. Mais notre nombre nous oblige à être les uns derrière les autres.
Cette matinée est extrêmement chaude et chacun se concentre sur ses pas et le chemin caillouteux et très peu entretenu.
A de nombreux endroits, la végétation a repris son droit et il faut plusieurs fois stopper notre marche pour casser des branches et ainsi ouvrir la voie.
C’est Fury qui fauche devant tous le monde avec sa Claymore. Il donne des grands gestes à gauche et à droite qui dégagent sur plus de 1 mètre.
Chris suit sans broncher et son état physique semble mieux que les heures précédentes, il est précédé par Brunette et c’est Ben qui le suit.
Apres une bonne trentaine de minute, nous sommes déjà fatigués, notre progression est lente et usante.
Il faut dire que nous avons tous plus de 20 kilos de nourriture sur le dos, pris sur le campement, en effet ne sachant si un jour futur nous serions capable d’avoir autant de choix nous avons pris le maximum.
«Une pause bordel, je suis vanné à essayer de couper cette maudite végétation..!»
«On continu Fury, pas le choix, il faut vite retrouver notre mobilité.»
Brunette sera tranquille uniquement quand le groupe chevauchera les montures.
Apres de longues minutes,le calme est revenue dans le groupe et la Devant, Fury s’arrête. Tous le groupe se fige et attend.
Il scrute devant lui et finalement avance sans faire de bruit de plusieurs metres .
Il stoppe pas et me fait signe de le rejoindre.
Devant nous,une clairiere parsemées de hautes herbes baignent dans le soleil.
Avec Fury nous nous accroupissons et commençons un balayement méthodique de la clairière et de la foret qui reprend à 30 mètres en face.
Scrupuleusement, je sonde la végétation. J’examine et fouille visuellement toute les parcelles du terrain.
Derrière nous, le groupe s’est allongé en silence et patiente. Soucieux de notre décision.
Fury m’agrippe le bras et me montre doucement les arbres sur notre droite.
Je me concentre sur la zone qu’il me designe et j’attends en retenant mon souffle.
Tout d’abord, Je discerne que des arbres et des branches qui s’entremêlent alors méticuleusement je balaye de nouveau la zone en m’habituant au lieu et au couleur.
Et c’est là âpres 5 minutes que je différencie enfin ce que Fury veut me montrer.
Au milieu des branches et du vert de la végétation, une ombre plus noir ressort que j’estime à moins de 2 mètres de l’orée des hautes herbes.
Celle-ci ne bouge pas mais maintenant je visualise parfaitement un bras levée avec le poing fermé.
Mon regard est habitué maintenant et j’arrive à degager, trier et isoler les mouvements qui me semblent suspects en face de nous.
Ce que je vois commence à me glacer le sang.
Ce sont 8 ombres qui nous font face à moins de 30 mètres tapis dans la végétation et qui se déplacent lentement vers la clairiere. Leurs mouvements sont mesurées et précis mais je visualise les bras qui se font des signes entre eux.
Avec les deux ombres aux deux extrémités, je pense que nous avons au minimum 10 personnes qui nous font face.
Fury chuchote:
«Il faut reculer et choisir une autre direction, la rencontre n’a pas l’air du tout amical et comme nous ils se méfient du passage à découvert. Je ne pense pas qu’ils nous ont repéré.»
Fury se tourne alors vers moi et me fixe. Son attitude est réfléchie et je redoute ce qu’il va me dire.
«Ces gonzes là viennent d’en bas par le chemin et il semble bien qu’ils ont l’intention de poursuivre la montée. Tu fais demi-tour avec les autres et je reste là pour tenter de voir qui ils sont. S’ils cherchent à passer, je les retarde et je vous rejoins. On se retrouve aux motos avant la fin de la journée. Donne-moi ton Famas, avec la Claymore en plus je suis invincible.»
Son clin d’œil ne me rassure pas mais je reste quelques secondes perdu dans son regard à essayer de trouver une autre solution.
Il me sourit et il est serein.
Je lui prends la main et tout en reculant doucement collé au sol je le regarde.
«Tu joues pas aux héros hein Fury?»
«Pas de blême juju et toi prends soin du p’tit Ben..»
Derrières moi Brunette à compris et commence déjà à faire reculer tous le monde.
Dans le plus grand calme, nous décidons de retourner vers le campement.
Lorsque nous serons un peu plus éloigné, il faut que Chriss nous donne un autre passage pour descendre.
Tout le monde dans le groupe semble avoir compris la situation et chacun mesure l’attitude de Fury.
Ben m’a regardé incrédule et j’ai sentit un lourd reproche dans son regard mais avions nous le choix? J’ai confiance et il va nous rejoindre.
Perdu dans mes pensées et oubliant la fatigue et la chaleur je m’applique à exécuter des pas lents et silencieux pour s’éloigner du danger.
Chriss est lui aussi tendu et Brunette l’a détaché pour faciliter sa marche. Il me précède. _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Jeu 27 Déc 2007 - 11:04 | |
| Episode X
«La horde sauvage»
11 heures avant
Les 3 cylindres hurlent maintenant depuis près de 2 heures.Le paysage défile à 240 et tout le groupe occupe entièrement la voie du grand axe. La bande est devancée par une seule Speed:
Celle de Snipers.
La bête est intensément concentrée sur sa ligne et les nombreux pièges du bitume. Ses yeux sondent et analysent rapidement les plus infimes aspérités et autres trous qui parsèment l’asphalte vieux de plus de 30 ans.
Il presse les poignées du Triumph avec une force immense et ses pensées sont obnubilées par un dessein unique:
Chercher, repérer et annihiler
Derrière lui 11 affreux le suivent et ils n’ont comme but que de satisfaire aux souhaits de leur chef.
Il y a là Menzo et Tripleman qui convoitent une nouvelle rencontre avec le petit Ben. Le bandage de Tripleman saigne abondement mais il est porté par sa haine et son envie de revanche.
Les autres chiens de garde viennent tous du complexe ou ils vivaient de divers trafiques au service de Phil.La proposition de Snipers et la prime les ont persuadés.
Ils sont tous parfaitement adroits et entrainés aux maniements des armes lourdes.
Snipers les a tous équipé de M-16 et de grande protection en cuir.
Un seul du groupe porte un tatouage particulier:
Des oreilles de Lapin sur la joue droite.
C’est dans ce vrombissement des moteur et de rupteur que Snipers en balayant l’horizon aperçoit une longue colonne de fumée montante au ciel sur sa droite. Aussitôt il lève le bras et il montre à sa bande ce qui pour lui est un signe extrêmement positif d’une attaque à venir.
Pour réponse, il reçoit le déclenchement de 11 rupteurs avides de sang.
La fumée monte d’un point qui semble être au sommet d’une importante montagne qu’il commence à deviner à mesure que les kilomètres défilent.
Snipers ralentit et s’applique à garder son moteur en dessous de 4000 tours.Il ordonne à son groupe de continuer l’avancée dans le plus grand silence.
Apres 6 kilomètres parcourus au pas, le groupe stoppe sur le bord du grand axe.
«Nous allons continuer à pied, nous sommes à 1 kilomètre de la montagne.Evangelius et Benet vous restez ici avec les motos, avec les autres on va monter la haut voir un peu ce que le feu va nous amener comme petite tête à fracturer.»
Tout en parlant, Snipers brandit et caresse sa hache à double francisque.
Le groupe entame son approche.Le pas est rapide et décidé, il est de plus aisé pour eux de réaliser l’emplacement exact au sol du feu tant celui-ci est abondant et vivace.
Apres une dizaine de minutes, la horde entame la montée au milieu des arbres et d’une végétation dense.
Le groupe se positionne en ligne avec au maximum 2 mètres entre les hommes.
Les guerriers s’appliquent à la conversation par geste et leur progression s’organise dans un grand calme.
Snipers précède toujours ses hommes de quelques longueurs et sa masse lui demande une grande concentration dans ses gestes car à chaque pas fait c’est une multitude de branches et de feuilles qui sont écrasées et déplacées par son volume hors du commun.
L’avancée est longue mais pour lui,il est indispensable d’arriver à surprendre les personnes qui se trouvent la haut.Le moment de la curée suivra apres l'encerclement.
Il faut donc qu’il temporise son hardeur et celle de sa légion avant le grand spectacle de la chasse.
Le soleil les tape lourdement mais Snipers continue à marcher et a surveiller la position de ses hommes et c’est après plus d’une heure que le groupe arrive sur une clairière qui coupe leur progression et les oblige à faire un passage à découvert.
Les 9 enragés se tapissent au sol et attendent la décision de Snipers.
Celui-ci profite de l’instant pour laisser ses hommes récupérer de la montée et écouter la nature et les bruits qui pourraient lui sembler suspects.
De longues minutes s’écoulent qui le laisse simplement face aux frissonnements des feuilles et aux craquements des branches. Devant lui le soleil à percé et inonde la clairière de ses rayons.
Ils doivent traverser.
Alors avec une grande application il détend lentement et ouvre son puissant bras droit avec le poing fermé pour signifier aux autres de reprendre le mouvement. _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Ven 4 Jan 2008 - 12:42 | |
| Episode XI
«Le cri de Fury»
La chaleur de l’astre brule la trouée dans la verdure, les petites herbes jaunies par l’ardeur des rayons transparaissent au raz du sol tel des milliers de lances coupantes pointées vers le ciel. Une légère brise gondole mollement leurs pointes accompagnées d’un délicat souffle.
La plénitude apparente du lieu ne dissimule pourtant aucunement la tension et l’inquiétude de Fury applati au sol attendant la sortie de la bande. Le canon du FAMAS inspecte méticuleusement l’orée du bois de l’autre cote afin de parer à toute surprise.
Les cliquetis caractéristiques des puissantes armes qui s’arment en face de lui se font entendrent.
Une forme. L’homme est immense et sa gigantesque carrure de guerrier ramène Fury dans ses souvenirs.
Snipers lui fait face à moins de 30 mètres.
Ses doigts se tendent sur la gâchette et Fury s’efforce d’évacuer l’envie de déverser son chargeur immédiatement sur la brute.
Il sait que l’homme n’est pas seul et qu’il a amené avec lui un ramassis de sauvage. Il a positionné le FAMAS G2 en rafale de 3 coups.et il dispose d’un seul chargeur de 30.
Aussitôt derrière Snipers c’est 4 ombres qui surgissent,3 autres qui se dévoilent sur la droite à près de 6 mètres des autres et 2 hommes de plus de l’autre cote de la clairière.
Ils portent tous de puissant plastron de cuir et un M 16 pointé devant eux. Seul Snipers brandit sa colossale hache. Il l’empoigne avec ses deux mains et ses yeux sont rivés sur la position de Fury.
Pendant plusieurs minutes, Fury laisse les hommes s’avancer à découvert, il retient son souffle et ne bouge pas. Seul ses yeux font de vaste va et vient entre les groupes et essayent de mieux cerner les sentiments des barbares.
La tension palpable à la sortie de la foret semble se dissiper et le groupe, après une pause, progresse plus tranquillement au milieu des lances jaunes.
Fury n’a aucune intention de parlementer et il connaît que trop bien les desseins de Snipers. Bien sur il a très peu manié le FAMAS G2 auparavant et il n’est pas sur de faire mouche car les puissantes rafales vont le déstabiliser mais il n’a pas le choix.
Il arme et dans le mouvement il ne distingue que Snipers qui réagît instantanément aux bruits.
Il décoche ses rafales de gauche à droite et essaye d’arroser tous les hommes qui lui font face à 20 mètres.
Le FAMAS hurle et crache à plus de 1000 coups minutes ses terribles flèches.
Des hurlements sur la droite!
Fury instinctivement se tourne de nouveau et dans sa ligne de mire 2 hommes encore debout sont recroqueville sur eux même en se tenant le ventre.
Fury lâche 3 rafales dans leur direction et un giclement de sang et de chair transpercée inonde la zone.
Les 2 hommes s’affalent comme des pantins sur le sol.
Il se tourne immédiatement et vise devant lui ou plus personne ne lui fait face.
Son souffle s’est accéléré et ses yeux sont exorbités. Terriblement concentré il essaye de réaliser.
Un autre homme est en train de ramper vers la foret sur la gauche. Il traine ses jambes devenue inutile et un long râle jailli de sa bouche.
«Serial Motard vas y! Rejoins-nous!»
Fury vise le corps qui se traine sur le sol et appuie froidement sur la détente.
L’homme est fauché à la tête et s’écroule.
Alors le belge fait entendre son puissant cris rauque. Du fond de son être il sort le plus beau et énergique des hurlements. Il décharge toute sa folie et son appétit enragée de détruire et de ne pas laisser passer les autres.
Pour seul réponse, la voie de Snipers se fait entendre
«ARROSEZ MOI LA ZONE ET EXPLOSER MOI TOUS»
Fury se plaque sur le sol.
Un déferlement de rafale submerge sa petite cachette et abat les arbres autour de lui. Il se protège la tête avec les mains et il ferme les yeux.
Ce sont des centaines de feuilles et de branches qui s’effondrent déchirées par les décharges des M 16.
6 animaux se sont levés simultanément et vomissent leurs monstrueuses balles. Apres l’épuisement complet des chargeurs,ils rechargent et en un éclair ouvrent de nouveau leur insupportable mélodie.
Fury se retrouve enseveli sous la masse de bois qui tombe, bientôt c’est une ouverture qui est faite dans la foret et la lumière découvre sa cache.
Un tronc lui explose la jambe gauche en se fracassant sur le sol. Un ensemble de branche lui laboure le dos et le poids lui coupe la respiration.
Apres avoir joué 3 fois le même couplet, L’orchestre se tait.
Fury relève péniblement la tête et enfoui sous la foret désarticulée,il contemple la clairière.
Une épaisse fumée lui cache l’autre coté et une odeur de brulé empeste la zone.Des craquements de bois se font entendre au dessus de lui.
Le silence.
Sa situation est désormais précaire et il essaye de se dégager de toutes ses forces de cette prison. Sa jambe le fait terriblement souffrir et il lui semble impossible de la dégager de l’étreinte du tronc. La douce chaleur du sang imprègne son jean.
La fumée commence à se soulever et il réalise que ses mouvements de dégagement pourront être vu alors il stoppe et se cale sur le sol.
Le FAMAS n’a plus de balles alors doucement et profitant du brouillard il empoigne sa Claymore et attend.
1 heure va passer dans le silence le plus complet.
Snipers et ses hommes n’ont pas bouge et il semble que l'attaque soudaine les a stupefait.Ou alors peut etre joue t'il avec Les nerfs de Fury. Celui ci est content toutefois car voila un temps précieux gagné pour les bats et leurs fuites.
Le soleil tape toujours aussi lourdement et Fury transpire à grosses goutes sous ces branches. Plusieurs fois il a lutte contre l’évanouissement mais sa volonté plus forte que la douleur l’a gardée en éveil. D’ailleurs il ne sent plus sa jambe gauche et le faite de baigner dans son sang ne le gêne plus. Il est obnubile par un seul but:
Résister encore et gagner du temps.
Apres de longues minutes, son regard capte subrepticement un mouvement à moins de 10 mètres de lui. Un imperfectible trouble au milieu des herbes hautes et qui ne l’avait pas inquiète avant.
Après avoir sondé la zone avec précision, il réalise et voit une masse de cheveux qui se traine au raz du sol et avance centimètres par centimètres.
Le groupe essaye de passer en rampant!
Alors, porte par une force et une volonté invulnérable; Fury s’efforce de se dégager de son piège et pousse comme un enrage sur la masse de bois qui le recouvre.
«Du bruit devant les gars! Menzo, Michalon et P’tit 6 découper moi la zone!»
Les M16 S’arment.
Mais devant les 3 hommes c’est un puissant hurlement qui répond et des craquements de bois.
Michalon se lève et vise la zone prêt à tirer. Il ne distingue rien mais un sifflement se fait entendre. Un objet qui lui semble imposant tournoie.
Soudainement un amoncèlement de branche et de feuilles est propulsé en l’air et le cri reprend violemment et déchire la clairière.
Pour la première fois la brute est désappointée et ne comprend pas la situation. Un semblant de peur traverse l’esprit de Michalon.
Fury se dresse, tout en meuglant et oubliant sa jambe broyée,il se rue sur Michalon dans une puissante charge.
Il arrive sur lui avec toute son energie et la Claymore qui est une épée de premier assaut va pouvoir démontrer toute sa puissance de frappe.
Il l’a jete en avant et dans un fracas d'os brisé,elle ouvre l’homme devant lui au niveau de l’épaule droite et descend en diagonale jusqu’au sternum.
Michalon s’écroule quand Fury ressort l’arme de guerre.
Pti 6 et Menzo se sont relevé et crache tous les deux la totalité de leurs chargeurs sur l’ombre qui a jaillit.
Mais Fury a plonge en avant sur le sol et dans un roulé boulé se retrouve à moins de 1 mètre des hommes qui n’ont pas saisi l’intrépide manœuvre.
La Claymore jaillit du sol et transperce le ventre de P’tit 6 qui hurle sa douleur. Fury réunit toute ses forces et la grande maitrise de son arme et tout en la tournant dans la plaie il ouvre le ventre de la brute par la droite pour dégager sa lame.
P’tit 6 reste un instant debout les yeux remplis de surprise et de peur puis il s'ecroule lourdement.
La Claymore est déjà en l’air prête à frapper de nouveau mais une rafale provenant des arbres frappe Fury au buste.
Celui ci trébuche mais reste debout.
Menzo dégaine un long poignard et se rue sur Fury qui contre l’attaque du mercenaire avec l'epée et le repousse en arrière.
Une seconde rafale touche Fury aux jambes et lui ouvre la cuisse droite.
Mais Fury reste encore debout.
Il hurle de nouveau son cri de guerre quand Menzo revient à la charge mais cette fois il se décale dans un mouvement rapide sur la droite et esquive le coup de Menzo qui fini dans le vide.Il réalise un brusque tour sur lui-même en lancant sa Claymore dans une ronde meurtrière qui décapite Menzo par l'arriere.
Alors,Fury se lance de l’autre cote de la foret en rassemblant ses dernières forces pour lancer encore une fois son épée sur l'ennemi.
C’est une hache à double Francisque qui transperce l’air en tournant sur elle-même qui le stoppe net et qui vient se figer dans sa poitrine.
L’arme de 15 kilos le propulse durement au sol.
Figé à terre,il regarde le soleil qui lui fait face.Il ne ressent plus de douleur mais une magnifique plénitude intérieure.
Tandis que la vie s’échappe de son corps il échange un dernier sourire avec le ciel bleu _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
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| Sujet: Re: "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II Mer 20 Fév 2008 - 17:37 | |
| Episode XII
«I will find you»
Je suis allongé sur le sol depuis une bonne trentaine de minute. Je suis parcouru de spasme de douleur et je sue à grosse goutte. Je ne sais combien j’ai perdu de sang mais l’hémorragie semble s’être arrêtée,le sang a coagulé sur la plaie et je distingue seulement un morceau d’os entouré de chair et de sang séché sortir de mon jean déchiré.
Au dessus de moi le ciel est d’un bleu intense et une douce chaleur inonde l’atmosphère.
Plus aucun bruit.
Plusieurs fois je me suis senti partir mais ma volonté à fait le reste. Le LUGER est posé sur mon torse.
Je me remémore les dernières heures passées avec le groupe.
Le retour sur le campement de l’Hermite et Fury qui reste en arrière. Notre marche essoufflante et éperdue tous les uns derrière les autres sans un mot pendant plusieurs heures.
Et le début de la fusillade lorsque nous avons enfin bascule sur le replat.
Oh ils étaient là et ils nous attendaient pour nous couper toute retraite.
Un autre groupe de mercenaires avides de la prime et de sang.
Ils ont ouvert le feu soudainement, je ne sais combien ils étaient mais c’est Telemak qui menait notre petit groupe et les premières rafales l’ont fauchées sur toute la longueur de son corps. Il s’est effondré comme un pantin, sans un mot comme si les ficelles du marionnettiste avaient cédées subitement.
Derrière lui et avec la rapidité d’une tigresse, Brunette dégaine et ouvre le feu dans la direction des tirs. Sans ce protéger,elle avançe vers le danger, elle ne cesse pas de déverser ses balles tranchantes avec ses deux GLOCK en rafale. Avec sa grande dexterite, elle recharge et tire de nouveau en rafale ne permettant pas ainsi aux autres de riposter mais plutôt de penser à se cacher.
«FUYEZ! ET JETEZ VOUS DANS LA FORET ET COURREZ LE PLUS LOIN POSSIBLE JE VOUS COUVRE!»
J’agrippe le bras de Arnal pétrifie et je me jete dans la foret avec lui. Sur notre gauche; Ben saute dans les arbres et se met à courir complètement à l’inverse de nous.
Chriss n’est deja plus là… il semble s’être volatilisé au milieu de la végétation.
Tout en repoussant du mieux que je puisse les branches et les ronces je cours comme un damné le plus loin possible.
Les puissantes rafales des GLOCKS nous renseignent sur le fait que Brunette tente toujours de tenir en respect les sauvages mais elle a maintenant des réponses de fusil automatiques.
«FUYEZ LES GARS FUYEZ! JE VOUS RETROUVERAIS!»
Malgré le danger et sa situation difficile, elle continue à crier inexorablement cet ordre.
Nous nous stoppons après quelques minutes et tapis sur le sol. J’espére le retour de Brunette.
Apres un long moment, les rafales des GLOCKS reprennent mais c’est dorénavant un vrai échange de tirs qui se passe devant nous et qui semble s’éloigné à l’opposé de nous.
Un son familier me rassura. Mon FAMAS que Ben porte se met à répondre distinctement aux rafales des M16.
Le petit est vivant et il riposte lui aussi de son cote.
Soudain devant nous 2 ombres surgisse et commence à arroser notre zone. Instinctivement et sans aucun doute je crache la totalité de mon chargeur vers les 2 hommes qui courrent vers nous mais c’est une terrible balle du DESERT EAGLE qui désarticule un des deux en lui traversant la poitrine.
Arnal est lucide et determiné,il me regarde et eructe sa demande:
«ON SE BARRE JUJU ET VITE»
J’embraye avec Arnal et recommence à courir au milieu des arbres. Plusieurs rafales fauchent les arbres autour de nous sans nous toucher et nous continuons à courir jusqu’a cette satanée branche d’arbre qui me propulse en avant.
Seul au milieu de la foret, j’essaye encore et encore de garder l’esprit alerte et concentré sur les bruits de la foret mais malgré tout mes efforts je sombre doucement vers un état de léthargie…tout le sang perdu m’a considérablement affaibli et mon inquiétude sur le devenir de mes camarades n’arrange pas les choses.
Elle a dit qu’elle nous retrouverait…
Sommeil…j’ai terriblement sommeil
Fin de la saison II _________________ Que ceux qui se croient parfaits me lancent des pierres , avec celles ci je construirais des maisons d'illusions dans un monde imaginaire .... |
|  | | | "Chroniques Motardes" (by Juju6R) Saison II | |
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